Meet the artist: Marie Laurencin

Marie Laurencin, Les deux Espagnoles, 1915 © Adagp, Paris 2012

Marie Laurencin, Les deux Espagnoles, 1915 © Adagp, Paris 2012

D’un enfant naturel élevé par une couturière dans les collines de Montmartre à Paris à la fin du XIXème siècle, à une femme accomplie et indépendante courue de la haute société parisienne durant les Années Folles ; j’ai adoré découvrir la petite centaine d’œuvres de l’artiste figurative Marie Laurencin exposée en France pour la première fois et tout naturellement au Musée Marmottan-Monet.

On aurait bien aimé être copine de classe de Braque. On imagine son amitié avec Picasso qui mène à des heures occupées dans son atelier à lui peindre le portrait (ou plus justement cinq) et qui lui vaut la rencontre de son premier Amour au sein de son cercle d’amis.

Marie Laurencin, Pablo Picasso, vers 1908©Adagp, Paris 2012

Marie Laurencin, Pablo Picasso, vers 1908©Adagp, Paris 2012

On comprend ses détresses amoureuses d’une femme moderne. On salue la volonté d’une femme autodidacte urbaine pour s’affirmer et pour avancer dans un monde d’artistes à dominante masculine. On interprète l’esprit féminin de son époque. On aime l’amalgame femme-enfant dans ses compositions. On découvre au fil de ses rencontres son aisance pour la décoration d’intérieur, pour la mise en scène où encore pour la poésie, en parallèle de ses talents acclamés de portraitiste. On entend presque les conversations de salons d’antan.

J’ai trouvé sa peinture aux tons pastels d’une grande fraîcheur, charmante, simple, harmonieuse, douce, poétique et fantaisiste – bon nombre de caractéristiques qui me rappelle Monet et auquel s’ajoutent élégance, mode et féminité. Suivant les coups de cœur de collectionneurs tels que Barnes ou Stein (Picasso lui même était acheteur), son interprétation moderne, pure et esthétique de la femme a conquis Tokyo où un musée lui a été consacré en 1983 en commémoration du centenaire de sa naissance – une jolie démonstration pour célébrer cette parisienne.

Marie Laurencin, Le baiser, vers 1927©Adagp, Paris 2012

Marie Laurencin, Le baiser, vers 1927©Adagp, Paris 2012

Imagine… A classmate of Braque in art school; A friendship with Picasso so close that it leads to spending hours in an atelier painting his portrait (or rather five of them), plus meeting her first love through his inner circle; The tumultuous heartaches of a modern-day woman; An audacious city-girl with flare and decidedness networking her way through a predominantly masculine group of artists. I loved the blend of woman-child in her work and discovering her revealed talents as an illustrator, set designer, interior decorator and writer whilst being a sought after portraitist. I could nearly hear the conversations of the time in the salons.

After conquering the hearts of collectors including Barnes and Gertrude Stein (Picasso was himself one of her first clients), her modern, pure and aesthetic interpretation of women very naturally found its way to Tokyo, where a museum in her name was opened in 1983 commemorating the 100th anniversary of her birth – a delightful demonstration to celebrate this Parisienne.

Marie Laurencin @ Musée Marmottan
February 21 – June 30, 2013
2 rue Louis Boilly – 75016, Paris
Tuesday – Sunday 10h-18h (thru 20h on Thursdays)
www.marmottan.com

Tried it. Love it. Shared it.

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